Chantier = Crise ?

Pour une approche plastique et culturelle des transformations urbaines

Un chantier urbain est souvent synonyme de tensions et de frictions  :

crise identitaire d’un quartier en mutation, déstabilisation du cadre de vie et de travail des riverains et des usagers, nuisances physiques …

Le chantier urbain tend à être traité comme une zone à mettre entre parenthèses, que l’on réintégrera dans la vie de la cité une fois les travaux achevés. Pourtant, un chantier urbain présente aussi un formidable potentiel plastique, culturel et social, généralement inexploité.

Le chantier est un lieu et un temps privilégiés, où l’on peut voir et sentir la ville contemporaine en train de se faire, où l’on peut assister au spectacle du monde en mutation. Parce qu’il dérange et fascine, parce qu’il attire l’attention, provoque et mobilise, un chantier urbain favorise l’interaction entre les divers acteurs  de la ville en transformation  : habitants, usagers, urbanistes, promoteurs, aménageurs, entreprises du BTP, politiques, artistes …

L’entité indéfinie qu’est le chantier pourrait ainsi devenir une plateforme de rencontre et d’expérimentation propice au développement de nouvelles propositions artistiques, culturelles et sociales dans l’espace public.

Un chantier n’étant pas immédiatement un espace ouvert à des expérimentations artistiques et culturelles, il était important de créer un nouveau cadre d’intervention spécifique. La démarche HQAC propose ce cadre institutionnel, légal et économique.


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